Il ne vous a pas échappé que les Etats-Unis sont très actifs sur le marché du Cloud Computing, et que de nombreuses sociétés américaines procèdent à des levées de fonds dans ce secteur. Cependant du cotée européen et français, peu de choses se passent, comment expliquer cela ?
Le cabinet américain d’étude Gartner, prévoit que l’Europe prenne deux à trois ans de retard sur l’adoption du Cloud Computing par rapport aux Etats-Unis. Les raisons évoquées ? Une législation européenne trop lourde, une crise financière importante, et un marché fragmenté en de nombreux pays.
Une législation européenne lourde
Selon Gartner, la réglementation européenne sur la confidentialité des données est beaucoup trop divergente d’un pays à l’autre. Conséquence, chaque pays met en place son propre projet et ralentit donc l’expansion du Cloud Computing. De plus, les entreprises sont très réticentes à héberger leurs données dans un pays autre que le leur, notamment en raison des questions de sécurité. Mais ces soucis de confidentialité sont un faux problème raconte Paolo Malinverno, vice-président de Gartner. Il est en effet très facile de stocker les informations sensibles sur un serveur privé à part. Selon lui, il faudrait donc mettre en place des législations communes entre les pays, afin de faire tomber ces barrières au développement du Cloud.
Marché fragmenté
Il n’est pas chose aisée pour un acteur du Cloud Computing de viser toute l’Europe en proposant un service unique. Effectivement, les 44 nations qui composent l’Europe, ont des pratiques commerciales et légales qui divergent et qui sont même parfois totalement inconciliables. Difficile alors, de devoir s’adapter aux particularités de chacun.
Crise financière
Enfin, la crise financière importante que traverse plus ou moins bien tous les pays de l’Europe, n’arrange en rien ce constat. Les incertitudes autour de l’euro poussent par ailleurs les entreprises à suspendre ou reporter leurs projets informatiques, et donc, de Cloud Computing.



